Muriel la Morgane

Interlude : un peu de douceur dans ce monde de brutes, le peintre Sir Laurence Alma Tadema :)

Il y a des jours comme ça où on a envie de contempler la beauté, d'admirer de belles images pour se remettre le moral au beau fixe. Certains pensent qu'on peut faire de l'Art avec tout et c'est peut-être vrai, mais en ce qui me concerne l'Art représente pour moi la beauté et l'harmonie et il faut que je sois en admiration devant la beauté d'une oeuvre et ce qu'elle évoque pour moi pour avoir envie de l'accrocher à mes murs. Cela peut être une beauté lumineuse comme une beauté sombre, mais cette beauté est nécessaire. On voit assez d'horreurs et de tragédies dans la vie réelle et pour moi l'Art se doit d'être onirique.

Sir Laurence Alma Tadema a su transcender la réalité en peignant des scènes historiques pour lesquelles il se documentait énormément afin de leur donner un aspect à la fois réaliste et plein de poésie, rempli d'une vie qu'on ne trouverait que dans un univers parallèle. La femme de théâtre que je suis rêverait de pareils décors et de pareils costumes pour certaines de ses histoires, et aurait envie de voyager dans le temps pour se retrouver dans ces couleurs tellement belles à la limite du réel et ces atmosphères de rêve qui transforment les temps anciens en une espèce de paradis perdu.

En fait Sir Laurence (ou Laurens) Alma Tadema était une peintre anglais d'origine hollandaise, amoureux des voyages, né à Dronrijp en 1836 et mort à Wiesbaden en 1912. Il exécuta essentiellement des tableaux méticuleux sur des scènes du Moyen Age et de l'Antiquité que l'on peut admirer aujourd'hui aux musées de Francfort, Lille et Madrid. 

Mais trève de bavardage : admirez plutôt :)

Point de vue :)

Parmi les ruines :)

 

Le bassin aux poissons rouges :) 

 

Les rivales inconscientes :)

 

Le retour du printemps :)

 

Pandora :) 

 

Les fleurs de l'été : j'aime particulièrement cette image car j'ai une passion pour les coquelicots et un ami artiste en a peint les murs de mon couloir et ma salle de séjour :D 

 

 La fete du printemps :)

 

L'éternel féminin :) 

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Il paraît que c'est ma fête aujourd'hui... :)

 

Merci à tous ceux qui me l'ont souhaitée et merci à toi Aldys pour cette magnifique rose bleue signe de mystère envoyée par mail ;-)

Mes ami(e)s se mettent en quatre pour me redonner le sourire que j'ai un peu perdu en ce moment...

Mon prénom, Muriel, est issu du gaélique muirgheal, signifiant "la mer radieuse, la mer étincelante". Ce vieux prénom celtique dut jouir dès les premiers siècles d'une popularité certaine car on le retrouve à la même époque en Irlande, en Ecosse, dans le Pays de Galles et en Bretagne. Répandu également alors en France, porté par une des demi-soeurs de Guillaume le Conquérant, il fut pris pour une forme normande ou anglo-normande de Marie, raison pour laquelle on le fête le 15 août alors que c'est un prénom totalement païen à l'origine, celui d'un esprit bienfaisant protecteur des voyageurs, également fêté par les Celtes le 8 octobre, ce qui me permet d'être fêtée deux fois dans l'année ^^ lol

Ce prénom disparut à la fin du Moyen Âge et ne revint à la lumière qu'au milieu du 19ème siècle en Grande Bretagne puis vers 1920 aux Etats-Unis, où il n'est plus très fréquent actuellement. En France, il connut un certain succès dans les années 1960 mais sa faveur est aujourd'hui retombée, et tant mieux car je n'aimerais pas avoir le même prénom qu'un tas dautres filles. Le peu que je connais qui ont le même prénom que moi ont de fortes personnalités. On les dit généreuses, impulsives, passionnées, mystérieuses, avec un fichu caractère : tout à fait moi... ^^ lol

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Le compte rendu de ce fabuleux Wacken attendra : R.I.P. le plus gentil de mes chats... :(

Comme le titre l'indique, j'ai perdu hier soir vers 23h d'une embolie pulmonaire foudroyante Whisky, le plus âgé de mes chats (11 ans), et le plus gentil. Nous l'avons enterré, un ami et moi, dans un bel endroit en pleine forêt connu de nous seuls et nous avons gravé son nom, WHISKY, sur un arbre. Je vous en dis plus quand je suis moins bouleversée... Repose en paix au paradis des chats, toi le plus affectueux de tous qui m'a suivie dans toutes mes galères : je t'aime et penserai toujours à toi...

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Que ça fait mal la trahison de quelqu'un en qui on avait confiance... :(

J'avais juste envie de le dire, j'attends d'être un peu moins bouleversée pour vous raconter l'histoire... peut-être cette nuit, ou demain... Envie de prendre vos avis : je ne garantis pas que je les suivrai, mais au moins ça m'aidera à voir plus clair, enfin je l'espère.

Edit du samedi 19 juillet 2008 :  

Je dois vous dire tout d'abord que le fait de vivre seule est voulu chez moi et que je ne cherche absolument pas à tout prix à vivre avec quelqu'un, mais c'est apparemment bien difficile à croire avec la petite cervelle étriquée de certains pour qui ma générosité quand je propose mon hospitalité n'est qu'une façon comme une autre de harponner des gens, ce qui est non seulement faux mais apparaît totalement ridicule quand on me connaît bien. J'ai toujours recueilli chez moi des gens pour une durée plus ou moins longue allant d'une nuit à quelques mois, que je revoyais ou non après, et ce de façon totalement désintéressée, sans jamais rien demander en échange. J'aime ma solitude, étant très indépendante ; j'aime également la compagnie des gens, surtout de ceux que j'aime, étant très sociable, et je vous assure que les deux ne sont pas incompatibles.

Je suis surtout quelqu'un de très sentimental et j'avoue que quand je m'entends bien avec un(e) ami(e) qui vit chez moi je ne suis pas très pressée de le/la voir repartir, mais je respecte la liberté des autres autant que je tiens à la mienne et n'ai jamais attaché personne au pied de la table de ma salle de séjour... Par contre, quelqu'un de sincère que j'aime et avec qui je m'entends bien pourrait rester chez moi éternellement, j'en serais heureuse :D

La première fois que j'ai rencontré L..., c'était à un concert du groupe polonais de death metal VADER (clin d'oeil à Sothis ;-)) à l'Antipode à Rennes le 6 octobre 2006. Ma petite Sothis, si tu lis ces lignes, c'est le soir où je nous ai offert à chacune le même T-shirt VADER :D Je discutais avec Franck, un pote rencontré au Wacken l'été précédent, tellement fan de VADER qu'il les suivait partout en tournée. Elle m'a abordée, très souriante, un peu perdue apparemment. Elle venait d'arriver en France de sa Colombie natale pour faire des études et ne parlait presque pas français. Je lui ai proposé de prendre un verre avec nous en attendant le début du concert. Elle m'a laissé son adresse mail et son numéro de portable et j'ai fait de même. A la fin du concert, L... et moi avons pris le même taxi pour rentrer à nos domiciles respectifs.

Je l'ai revue plusieurs fois par la suite jusqu'à l'été suivant, au hasard de sorties dans les mêmes bars ou de rencontres dans mon quartier de Villejean où elle habitait également. Elle riait souvent, elle était d'une compagnie très agréable. A la fin du printemps 2007, elle m'a fait part de son souci par rapport à son bail qui allait prendre fin. Elle avait peu d'argent et se demandait comment trouver un autre appartement. Elle faisait alors la saison dans une entreprise des environs de Rennes où elle ramassait des tomates, ce qui est un travail fatigant. Je lui ai immédiatement proposé de l'héberger le temps qu'il fallait. Elle m'a remerciée en me précisant qu'elle était pour l'instant chez la mère d'une amie dont elle gardait les chats en son absence pendant que cette dame se trouvait en voyage à Nice, et qu'ensuite elle viendrait vivre quelque temps à la maison.

La veille de mon départ pour le Wacken début août, elle s'installait donc chez moi, ce qui m'arrangeait bien car j'allais être absente près d'une semaine et avais besoin de quelqu'un pour s'occuper de mes trois chats en mon absence, d'autant plus qu'il me fallait régulièrement faire ingurgiter des antibiotiques à mon chat Whisky qui souffrait d'une allergie, et que L... réussissait beaucoup mieux que moi cette délicate opération. Je partis donc le coeur tranquille et j'avais raison car mes chats se plaisaient bien avec elle et je retrouvai toute la maisonnée en pleine forme à mon retour :)

Au début tout alla très bien. Nous n'étions pas gênées par la présence l'une de l'autre. L... se levait tôt le matin pour aller travailler, rentrait en fin d'après-midi et se couchait tôt, tandis que je me levais et me couchais tard comme à mon habitude. L'ennui chez moi est qu'il n'y a pas de chambre d'amis et que c'est embêtant pour l'intimité : on a l'impression d'être dans le dortoir d'une colonie de vacances car je n'ai qu'une seule chambre (grande il est vrai) avec deux lits. L... et moi occupions chacune le nôtre et lorsque Gwen, un pote métalleux, a logé pour une nuit chez moi parce qu'il venait d'un peu loin pour assister à un concert de Napalm Death, je lui avais précisé d'emmener son matelas pneumatique et son sac de couchage, ce que font tous les potes qui dorment à la maison. Lorsqu'ils sont plusieurs, c'est assez comique car j'ai le chic pour tomber sur des ronfleurs ^^ Gwen, lui, ne ronflait pas ^^

La plupart du temps, L... était d'humeur très joyeuse. J'aimais bien sa compagnie et son accent. Elle mettait des "ou" un peu partout à la place des "u", m'appelait "Mouriel" ^^ et avait beaucoup de mal à prononcer le mot "purée". Elle ignorait d'ailleurs au début ce plat tout simple que je lui ai appris à faire et qu'elle aimait bien manger. Pour l'aider à faire ses devoirs de français, elle ne pouvait pas mieux tomber : je suis tellement maniaque au sujet de l'orthographe que je ne tolère même pas de faire une faute d'accent ou de tiret ^^ On piquait parfois de bonnes crises de fou rire. Elle avait naturellement un double des clés et pouvait donc vivre sa vie comme elle l'entendait. Beaucoup plus maniaque du ménage que moi, l'appart était nickel bien que je ne l'aie jamais obligée à faire quoi que ce soit dans ce domaine : c'était son choix. Je lui ai présenté une bonne partie de mes ami(e)s, métalleux ou non, et l'ai emmenée passer deux week-ends à la ferme équestre de ma petite soeur et quelques jours à Saint-Malo chez mon pote Thierry. Elle me parlait parfois de son pays et de sa famille qui semblaient bien lui manquer, et je lui faisais mes confidences avec toute la confiance qu'on accorde à une amie puisqu'elle m'avait déclaré elle-même que nous étions amies pour la vie. Comme elle avait besoin d'une attestation de résidence pour la Préfecture afin de pouvoir rester en France au début de l'année universitaire, je n'avais pas hésité à  lui en faire une attestant que je l'hébergeais non seulement pour l'année universitaire mais pour toute la durée de ses études si nécessaire.

Il y avait cependant quelques ombres au tableau : L... avait parfois l'air préoccupé et dans ce cas faisait des réflexions pas toujours très agréables à entendre genre qu'elle en avait marre de la France et que les bars de Rennes étaient pleins de ragots (pour les ragots, elle n'avait pas vraiment tort, c'est vrai qu'une poignée de crétins empoisonnent le milieu metal rennais avec leurs histoires à dormir debout). L... entendait qu'on respecte sa vie privée et se disait discrète : en fait elle était secrète et cachottière à un point inimaginable au point que ça en devenait ridicule. De plus elle fréquentait des gens qui m'avaient fait beaucoup de mal, soi-disant en restant neutre car elle n'aimait pas les histoires... Je n'admets que des gens qui se prétendent mes amis fréquentent mes ennemis que s'ils veulent essayer de nous réconcilier. Il y a vraiment des cas où on ne peut pas être neutre, même sans s'en mêler. 

Quelques incidents auraient dû me mettre la puce à l'oreille... 

J'ai toujours dit que L... était ma colocataire, pour éviter qu'elle se sente mal à l'aise. En réalité je l'hébergeais et je ne regrette pas de l'avoir fait. Je n'ai simplement rien compris à son attitude. Alors qu'elle pouvait tranquillement finir ses études à la maison avec quelqu'un qui l'y aidait par amitié sincère et qu'elle n'avait pratiquement aucuns frais (il est vrai qu'elle n'avait pas d'argent non plus, je n'avais pas les moyens en plus de lui donner de l'argent de poche !...), ce que tout étudiant dans sa situation aurait apprécié, elle passait une partie de son temps à se balader à droite à gauche et s'absentait de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, ne disant jamais où elle allait, elle qui prétendait ne connaître personne à son arrivée en France. Cela m'aurait été égal si elle avait eu la correction de me dire combien de temps elle s'absentait lors de ses séjours prolongés ailleurs et quand elle rentrait, ce qu'elle ne faisait pratiquement jamais. Parfois, elle me donnait une date et rentrait quelques jours plus tard, sans me prévenir et sans s'excuser, ce qui pouvait s'avérer gênant si un(e) ami(e) avait voulu venir passer deux ou trois jours à la maison. Entendons-nous bien : je n'ai jamais joué les juges d'instruction avec L... pour savoir où elle se trouvait, j'ai bien assez de ma vie à gérer sans m'occuper de celle des autres, mais il est vrai que je l'aimais bien et que je m'inquiétais quand je ne la voyais pas rentrer au jour qu'elle m'avait désigné. J'ai bien tenté de le lui faire comprendre mais pratiquement sans résultats. Elle prenait vraiment la maison pour un hôtel gratuit.

Un samedi, nous devions nous rendre à la ferme équestre de ma petite soeur qui nous avait invitées pour le week-end et avait préparé à manger exprès. Personnellement, lorsque je suis invitée quelque part, j'ai toujours peur de rater le coche et la veille je me couche de bonne heure pour être sûre de ne pas manquer mon train le lendemain. Ce vendredi soir, L... préféra sortir et passer la nuit chez Carole, une de nos amies communes, mais évidemment sans m'en avertir, ce qui fait que le lendemain matin, voyant qu'elle n'était pas rentrée, je commençai à m'inquiéter, d'autant plus que je sentais venir un malaise dû en partie à l'énervement et en partie au fait que je suis sujette à un manque de fer dans le sang qui me laisse parfois épuisée. A onze heures du matin, toujours personne et pas un texto de sa part, alors que nous devions quitter la maison vers midi pour prendre notre train. Je téléphonai donc à ma soeur. Je me sentais de plus en plus mal, prise de vertiges et de palpitations. Je lui expliquai que dans ces conditions il m'était difficile de venir, et que de toute façon je ne savais pas où se trouvait L.... Ma soeur Servane et moi sommes très proches et s'il y a bien quelque chose qui la met hors d'elle, c'est qu'on fasse du mal à sa trop gentille (selon elle) grande soeur. Elle appela donc L... et lui dit sa façon de penser, à savoir qu'il était très impoli de se comporter comme elle le faisait quand on était invité chez les gens. Quelques minutes plus tard, Carole m'appelait pour me dire que L... avait bien l'intention de venir et était prête à partir de chez elle, qu'elle m'avait envoyé un texto (que je n'ai jamais reçu), et qu'elle était très mal par rapport au coup de fil de ma soeur qui, il est vrai, ne mâche pas ses mots quand elle a quelque chose à dire. Je lui répondis que de toute façon je ne pouvais pas me déplacer ce jour-là et que L... pouvait rester chez elle pour la journée si elle le voulait. Carole admit que si L... ne m'avait pas envoyé ce message (que je n'avais pas reçu mais elle m'affirma qu'il était bel et bien parti), son attitude était incorrecte à l'égard de ma soeur et à mon égard. Je lui laissai donc le bénéfice du doute.

L... et moi nous rendîmes par la suite deux autres week-ends chez Servane.

La première fois, ma petite soeur n'était pas là mais je connais la maison et fis visiter les alentours à L.... Nous fîmes un kilomètre et demi à pied pour nous rendre de la gare à la ferme perdue en pleine nature et quatre kilomètes à pied pour nous rendre chez des amis de Servane et moi. L... apprécia beaucoup la beauté des paysages et la gentillesse de nos amis ainsi que les animaux de la ferme. Le soir, épuisée, elle s'endormit comme une masse. Il faut dire qu'elle était sortie la veille et qu'elle n'avait pas tout à fait décuité, alors c'était dur, surtout de monter les côtes de ce pays très vallonné... ^^  

La seconde fois, Servane se trouvait là et nous accueillit très bien, le sourire de L... lui faisant oublier ses griefs à son encontre. L... partit faire un tour à cheval avec Angélique, une des charmantes stagiaires de Servane. Je savais cependant que ma soeur, beaucoup plus méfiante que moi, restait sur la défensive... 

J'emmenai également L... à Saint-Malo chez mon ami Thierry (Victor Rimbaudelaine, son nom d'artiste, dans la colonne de ce blog) que je considère comme un frangin et qui est une des personnes les plus gentilles qu'il m'ait été donné de rencontrer. Evidemment, il nous reçut avec toute la générosité dont il est capable. Le premier soir, mon amie Samira (qui dirige intra-muros avec Michel, son mari, le magasin "Le Chat Bleu") vint dîner avec nous. Ce fut très gai et convivial. L'après-midi, nous étions allées voir Michel au magasin, L... et moi, où j'avais fait cadeau à L... d'une bague triskell en argent en souvenir de sa venue en Bretagne. Je ne la lui ai jamais vue porter depuis... Le lendemain, j'étais un peu vasouillarde pour avoir bu un peu trop de vin (c'est-à-dire environ trois verres, ce qui pour moi est largement suffisant pour que j'aie la tête qui tourne). Pour me remettre les idées en place, nous allâmes nous balader à pied intra-muros tous les trois : Thierry, L... et moi ; ça fait une trotte quand on sait que Thierry habite tout près de la gare. Nous fîmes le tour des remparts. Le soir, je n'eus aucun besoin de berceuse, d'autant plus que de charmants voisins de Thierry étaient venus dîner avec nous et bien que n'ayant pas rebu d'alcool, j'étais épuisée. ^^

Thierry dormait dans sa chambre et nous avait installées toutes les deux sur le canapé dans la salle de séjour. Quand je dors avec quelqu'un, j'ai tendance à me mettre tout au bord du lit quitte à en dégringoler ^^ de peur de le gêner. Le lendemain matin, après avoir dormi toute la nuit d'un sommeil de plomb, je m'éveillai exactement à la même place et dans la même position que la veille et constatai que L... n'était plus là. Tout était tranquille dans la maison et je ne la trouvai nulle part. La porte de la chambre de Thierry était fermée. Je pris une douche et m'habillai. Lorsque je sortis de la salle de bains, je trouvai L... et Thierry dans la cuisine en train de prendre leur petit déjeuner. L... ne répondit pas à mon bonjour et me demanda d'un ton très peu aimable :

" - ça n'allait pas hier soir ? Tu n'as pas arrêté de bouger et tu me donnais des coups de pied. Alors je suis allée dormir avec Thierry.

- Je vais très bien et je ne me souviens de rien. J'ai dormi comme une souche. "

Thierry semblait perplexe.

" - Ben oui, Muriel, au milieu de la nuit, j'ai été très surpris de voir L... entrer dans ma chambre pour me demander si elle pouvait dormir avec moi. "

Je pensai qu'il y avait pire comme surprise, car L... est une ravissante jeune femme de 24 ans (23 à ce moment-là). Pour ceux qui se poseraient la question, Thierry est vraiment un de mes meilleurs amis et il n'y a aucune équivoque entre nous. J'ai déjà dormi avec lui car il a un très grand respect des femmes et j'ai toute confiance en lui. Cependant, je n'aurais jamais osé me glisser dans le lit d'un homme, si gentil et de confiance soit-il, qu'on m'aurait présenté la veille. Et surtout je n'aimais pas du tout le ton que prenait L... pour me parler, alors je décidai de sortir faire un tour seule au festival "Les étonnants voyageurs", où je rencontrai Morgoth et Isilfea. Thierry était tout décontenancé car il était en train de préparer le repas lorsque je poussai la porte d'entrée. Je ne revins qu'à 15h et bien entendu avec sa gentillesse habituelle il m'avait gardé ma part au chaud. Quant à moi, j'avais pris une carte en souvenir pour lui et L.... Tout rentrait dans l'ordre mais cet épisode me laissa une sensation de malaise. Je trouvai L... un peu trop effrontée pour mon goût, et je n'étais pas au bout de mes peines...  

Quelques semaines plus tard, L... partit passer deux jours chez Thierry et y resta une semaine entière. J'en conclus qu'ils s'entendaient bien, ce qui me fit plaisir car lorsque je présente mes amis les uns aux autres c'est dans ce but :)

Peu de temps après, L... se rendit deux jours chez une amie espagnole à Dinard qui l'avait invitée à son anniversaire. A entendre L..., ce n'étaient pas les ami(e)s espagnol(e)s qui lui manquaient, seulement ils étaient comme l'Arlésienne, c'est-à-dire qu'on en parlait toujours mais qu'on ne les voyait jamais... ^^ Alors que j'avais à coeur de présenter L... à tout mon entourage afin qu'elle se sente chez elle, elle gardait un mystère total au sujet de ses amis comme si elle n'avait pas voulu qu'on se rencontre. Ce n'est pas qu'ils m'intéressaient particulièrement mais j'éprouvais parfois la sensation désagréable que peut-être elle avait honte de moi. Evidemment, elle me disait que non mais qu'elle préférait être discrète sur sa vie privée. Je me sentais un peu blessée par ce que j'interprétais comme un manque de confiance et ma soeur Servane se demandait si elle ne se servait pas tout simplement de moi en me faisant compter pour du beurre.

Ce soir-là, L... m'envoya un texto pour me dire qu'elle resterait quelques jours de plus que prévu chez son amie, mais du portable de Thierry. Je pensai donc que mon pote était invité à la fête et répondis à L... de lui faire la bibise de ma part et qu'ils s'amusent tous bien. Elle réagit comme si elle était en faute, ce que je trouvai un peu ridicule. En fait, Thierry me raconta plus tard qu'il n'avait pas plus que moi vu l'Arlésienne... pardon l'Espagnole ^^ car elle devait faire une course à un endroit où elle ne pouvait pas emmener L... et l'avait déposée chez lui en attendant. Thierry lui offrit l'apéro et la fameuse amie espagnole ne daigna pas monter lui dire bonsoir mais klaxonna devant chez lui qui habite au premier étage d'un immeuble pour prévenir L... de descendre la rejoindre : beau sans-gêne, surtout que Thierry n'a jamais mangé personne... ^^ 

L... était à part cela d'une nature gaie et de compagnie très agréable. Seulement mademoiselle avait du mal à supporter mes états d'âme comme la tristesse ou la colère (jamais dirigée contre elle, sauf quand elle semblait mettre ma parole en doute, ce que je ne supporte pas). Me voir traiter de connasses des pétasses qui m'agressaient sur certains forums l'agaçait prodigieusement et elle avait tendance à se sentir visée alors qu'elle n'était pas concernée. Il est vrai que ça me contrariait de la voir copine avec la bande de pieds nickelés qui m'avait envoyée à l'hôpital (c'est une autre histoire que je vous raconterai plus tard et que je détaille dans le bouquin que j'écris en ce moment), mais j'avais suffisamment confiance en elle pour penser qu'elle ne se laisserait pas influencer : je ne suis pas sûre aujourd'hui d'avoir eu raison.

Parfois, elle m'empruntait mon portable quand elle n'avait plus de forfait sur le sien afin d'envoyer des textos, me recommandant bien de ne pas les lire, ce qui était un peu vexant pour moi car çe ne me serait même pas venu à l'esprit et je lui dis qu'elle n'avait qu'à les effacer au fur et à mesure. Elle en avait plus que marre des ragots de certains au Troll farceur (bar rennais) et ne comprenait pas comment on pouvait affirmer à tout va qu'elle était sortie avec Yvan alors qu'ils n'étaient qu'amis et encore !... L... se définissait elle-même comme ingrate, disant que les gens elle s'en foutait et qu'elle ne s'y attachait pas, mais que bien entendu ce n'était pas pareil pour moi. Un jour que je faisais le ménage sur mon portable, je fus un peu surprise de voir que j'avais récemment écrit à Yvan avec qui je n'ai plus de contacts depuis longtemps "bonsoir mon petit lapin, tu me manques"... jusqu'à ce que je reconnaisse avec soulagement le style de L... dans la suite du message. ^^ J'aimais beaucoup Yvan, un peu comme un petit frère, mais n'avais jamais eu avec lui ce type de familiarité. ^^

L... semblait parfois un peu triste et préoccupée et à l'approche de Noël elle me confia qu'elle regrettait de ne pas être en Colombie à cette époque. Evidemment Servane et moi ne pouvions pas remplacer sa famille mais nous décidâmes quand même de l'inviter à passer Noël à la ferme équestre. Elle répondit qu'elle accepterait si elle n'avait pas d'autres projets. Quinze jours environ avant, au tout début décembre, elle me dit qu'elle avait l'opportunité de partir quelques semaines voire quelques mois faire un stage à Barcelone en Espagne où elle pourrait apprendre le catalan qui est différent de l'espagnol. Elle me demanda si je voulais bien garder son courrier en attendant son retour, évidemment j'acceptai en lui faisant remarquer qu'elle abandonnait ses études au beau milieu de l'année universitaire, mais elle me dit qu'elle était invitée par des amis espagnols qui avaient une maison là-bas et que cette opportunité ne se représenterait peut-être pas. Je ne la vis presque pas les deux ou trois jours qui précédèrent son départ. Il semble qu'elle passa son temps avec des gens que pourtant elle était censée connaître à peine. L'amie espingouine... pardon espagnole ^^ qui venait la chercher pour prendre le train un dimanche matin ne klaxonna pas cette fois (il est vrai que j'habite au treizième étage d'une tour de quinze) mais l'appela sur son portable et elle se précipita au dehors avec ses valises après m'avoir tout juste dit au revoir. Comme si je n'étais pas assez perplexe, des amis vinrent me voir le jour même et me dirent que je n'aurais pas dû la laisser partir, que ça pouvait être dangereux pour elle... Ils réussirent à me faire peur tant et si bien que j'envoyai à L... ce message insensé lui disant que ses amis en plus d'être des gens incorrects pouvaient très bien être dangereux... Evidemment, elle bouda un moment suite à cet incident.

Je reçus donc son courrier pendant les quatre mois où elle fut absente. Un jour arriva une lettre avec la mention "très urgent". Je lui en fis part par texto et elle m'appela en me disant d'envoyer son courrier à un hôtel non loin de Grenoble où son amie espagnole allait séjourner quelque temps hors d'Espagne. Elle lui remettrait donc son courrier en rentrant là-bas, car évidemment L... ne bougeait pas d'Espagne où il faisait un temps magnifique et où la vie était idyllique, bien meilleure qu'ici, réflexion qui ne manqua pas de m'agacer. J'envoyai donc le courrier à l'hôtel en lettre suivie afin d'être bien sûre que L... l'ait vite : je ne fais jamais les choses à moitié. La lettre partie, je m'aperçus que je n'avais pas demandé à L... le nom de son amie qui se rendait à l'hôtel. J'essayai de l'appeler et de lui envoyer un texto en vain et finis par appeler l'hôtel pour leur faire part du problème. J'eus une charmante dame au bout du fil. Voici notre conversation presque mot pour mot (j'aime autant vous prévenir que ça devient du théâtre de boulevard) :

Moi : Bonjour Madame, excusez-moi de vous déranger mais je suis un peu ennuyée. Je viens d'envoyer une lettre suivie à votre hôtel pour une personne qui doit faire un court séjour chez vous mais dont je ne connais pas le nom, et qu'elle doit ensuite remettre à une amie restée en Espagne.

Elle : J'aimerais vous aider mais si vous ne connaissez pas son nom, on va être obligé d'ouvrir la lettre.

Moi : N'en faites rien. Mon adresse est sur l'enveloppe. Je vous donne mes coordonnées. La personne vous réclamera certainement ce courrier.

Elle : D'accord. ça nous aiderait peut-être si vous nous disiez le nom de votre amie restée en Espagne à qui elle est destinée.

Moi : Mademoiselle L... M....

Elle : Ah ! C'est pour L... ! Il fallait le dire tout de suite. Ne vous inquiétez pas : on lui remettra votre courrier.

Moi (après un léger moment de flottement pendant lequel je me demande si je ne suis pas partie dans la quatrième dimension) : Merci beaucoup Madame, vous êtes très aimable.

Peu de temps avant, un ami m'avait fait croire qu'il était au Brésil alors qu'il faisait la saison dans un hôtel mais j'avais compris ses raisons quand il me les avait expliquées et n'avais pas été trop surprise ni fâchée : ça m'avait même plutôt amusée ; il paraît que je suis de bonne composition... ^^ Après le Brésil pour lui, l'Espagne pour L....

On prend à tort les gens naïfs pour des imbéciles, alors que la naïveté n'a rien à voir avec l'intelligence. C'est un trait de caractère comme un autre : on naît avec et on le garde toute sa vie, quelles que soient les expériences qu'on traverse... La naïveté est généralement le signe d'un caractère sincère, loyal et généreux : on juge toujours d'après soi et la personne naïve ne pouvant imaginer le raisonnement de certains esprits tordus est incapable d'anticiper leurs réactions et leurs manigances et se fait naturellement avoir.

En raccrochant mon téléphone ce jour-là, je me dis que peut-être L... est connue dans cet hôtel tout simplement parce qu'elle y a séjourné avec ses amis avant de rejoindre l'Espagne. J'envoie à L... un texto pour lui demander si tout va bien et quand elle compte rentrer. J'ai gardé sa réponse car elle m'a émue :

" J sais pas encore, mais t inquiet pas j pense à toi car t es ma mère francaise. ici il fait chaud et l solei est toujour magnifique. j t aime bien... Gros Bisou "

Peu de temps après, je reçois du courrier pour L... dont une lettre venant de Nice. La fenêtre contenant l'adresse est un peu grande et on y voit d'autres renseignements, par exemple que son contenu est un bulletin de salaire. Je me dis que peut-être L... a travaillé une partie du temps qu'elle a été absente et que le reste du temps elle était bien en Espagne, ce qui a le don de mettre en colère ma petite soeur beaucoup plus réaliste que moi et qui croit beaucoup moins en la bonté des gens. Lorsque je lui en parle, elle explose :

" - Muriel ! Mais bon sang tu ne changeras jamais ! Si L... tenait à toi autant qu'elle le dit, elle aurait pu être polie et t'envoyer au moins une carte pour Noël et le Jour de l'An, pour nous remercier de l'avoir invitée, de même qu'à Thierry qui l'a quand même reçue huit jours chez lui. Je veux bien que les règles de politesse soient différentes d'un pays à l'autre mais tout de même je pense qu'il existe un minimum dans le monde entier. De plus elle te ment car je crois tout simplement qu'elle est allée faire la saison dans cet hôtel et qu'elle ne voulait pas te le dire. Et puis c'est sûr qu'en Espagne de décembre à avril le temps est plus ensoleillé qu'ici, mais du côté de Barcelone ce n'est tout de même pas l'été. De plus n'oublie pas que des gens t'ont insultée à cause d'elle, anonymement mais c'est toujours la même bande, sur le forum dont tu m'as parlé.

- Elle n'y est pour rien. Ce sont des gens jaloux, c'est tout.

- Elle t'avait demandé de ne pas dire qu'elle avait quitté Rennes et était en Espagne, et pour cause ! Seulement il semble que tout le monde soit au courant. Comment ? Tu n'en as pas parlé et votre amie Carole non plus alors que vous étiez censées être les seules à le savoir, alors comment se fait-il que tout le monde le sache ? "

Là, elle marque un point ma petite soeur. Au moment du Metal Breizh Fest, à deux reprises des gens mal intentionnés avaient posté anonymement les amabilités suivantes en énormes caractères sur Metal Fédération qui est un excellent forum de metal (heureusement que les admins se sont tout de suite fâchés, ont effacé les posts injurieux et ont vertement envoyer balader les fauteurs de troubles) :

" FESTIVAL DE MERDE ! TA GUEULE VIEILLE FOLLE (c'est moi, sans vanité aucune) ! LA PETITE EST PARTIE ÉVIDEMMENT ! PERSONNE NE VEUT VIVRE AVEC TOI, ESPÈCE DE NYMPHOMANE PÉDOPHILLIQUE ! "

J'ai pleuré en lisant ces horreurs. Comment peut-on se prétendre métalleux et traiter de la sorte un festival destiné à promouvoir la scène locale ? J'ai le plaisir d'ailleurs de vous annoncer que ce festival a été un grand succès et que nous le renouvelons l'année prochaine en espérant qu'il deviendra annuel, surtout pour les groupes qui ont beaucoup de talent et peu ou pas de dates ;-) Quant à ma vie privée, ma description sur ma page myspace est sincère et pas du tout destinée à me donner un genre : voilà bien longtemps que je n'ai plus de vie sexuelle suite à un traumatisme et d'ailleurs je n'aime que les hommes virils et protecteurs ^^ et n'ai jamais été attirée par les femmes. Je défie qui que ce soit d'oser dire qu'il est sorti avec moi : en tout cas ce n'est jamais arrivé dans le milieu metal, sauf un baiser échangé avec Simon et qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive chez les ragoteurs de tout poil...

Toujours est-il qu'une fois encore je n'écoute pas ma petite soeur et que trois semaines après le texto envoyé par L... elle revient habiter à la maison. J'ai décidé de respecter ses secrets. Je me dis qu'elle est loin de son pays et de sa famille et qu'elle doit se protéger. Servane ne décolère pas à ce sujet, et une fois de plus elle a raison. 

Tout se passe pour le mieux cette fois, L... ayant même perdu cette habitude d'interpréter mal certaines de mes paroles. L'appartement résonne de son rire. Elle aime mes chats, surtout Damoiseau, et parle toujours de Pirate, un des chats de Servane, qui avait dormi avec elle lorsque nous avions séjourné à la ferme.

Entre-temps, j'ai reçu quelques jours Gaëlle qui avait eu des problèmes suite à une intrusion chez elle de son propriétaire. Elle est ma filleule sur ce blog sous le pseudo de Dead Puny Angel. Elle vit maintenant à Lyon avec son ami Benjamin ;-) Elle doit passer quelque temps à Rennes début août et viendra bien sûr me voir à mon retour du Wacken.

Gwen est venu dormir à la maison le soir du concert de Napalm Death. Il est vraiment sympa. L... l'a accompagné mais pas moi car je suis trop juste financièrement. L... me fait la réflexion que je reçois n'importe qui chez moi sans connaître les gens : ben oui, heureusement pour elle...

Mon ami et frère du metal Tony (Yroenn sur les blogs et forums) m'a fait la surprise de venir me voir un après-midi. Au début, L... discute avec nous puis part dans la chambre d'où elle ne ressortira pas jusqu'à ce que Tony vienne lui dire au revoir. Elle serait contrariée d'avoir été interrompue au milieu d'une phrase, ce qui est possible dans le feu de la discussion. Elle est vraiment imprévisible... 

Le lendemain, elle m'annonce qu'elle part quelques jours chez une amie : voilà la bougeotte qui la reprend ! ça m'agace ces allées et venues : la maison n'est pas un hall de gare...

J'attends que François du journal Metallian nous envoie nos billets pour le Wacken. La réservation est sold out depuis le 15 mars et je lui ai demandé s'il ne pouvait pas me mettre un billet de côté que je paierai plus tard. Il a accepté parce que c'est moi et me fait le ticket à 100 Euros alors que Metallian le vend normalement 115 Euros. L... m'a alors demandé s'il ne pouvait pas mettre un deuxième billet de côté : il tique un peu, ce qui se comprend, mais accepte à condition qu'on envoie le paiement de suite car deux billets ce n'est pas la même chose qu'un et il ne connaît pas L... qui ne fait aucune difficulté à envoyer le chèque. François m'envoie un mail me disant qu'il l'a bien reçu mais que le tarif de 100 Euros n'est valable que pour moi. L... n'étant pas là, je lui envoie les 15 Euros qui restent de ma poche, comme ça je n'aurai plus que 85 Euros à rembourser à L... pour mon billet.

J'ai changé d'opérateur : je ne suis plus chez Alice où je n'avais que des problèmes mais chez Numericable où tout va bien, sauf que j'ai demandé lorsque j'ai pris l'abonnement si le Texas et la Colombie étaient bien compris dans la téléphonie illimitée. On me répond par l'affirmative. Malheureusement, c'est une erreur et si c'est exact pour le Texas ça ne l'est pas pour la Colombie et ma note de téléphone est de 191,28 Euros dont 126,72 Euros pour la Colombie. Je panique car la somme a déjà été prélevée et je ne vais pas avoir assez d'argent pour payer le loyer. J'appelle donc L... pour lui expliquer la situation et elle m'envoie un chèque de 80 Euros car dans mon affolement je n'ai pas été capable de lui dire le prix exact des communications pour la Colombie. Je lui envoie un texto pour le lui expliquer. C'est qu'elle n'est pas contente : elle n'avait pas prévu ça... comme si je l'avais prévu, moi !... Ce n'est la faute de personne. L'opérateur à qui j'ai adressé une réclamation m'a depuis fait cadeau d'un mois d'abonnement, mais l'abonnement n'est que de 29,90 Euros. Peu importe : je dispense L... de payer le reste de ses communications pour la Colombie car je ne veux pas me disputer avec quelqu'un pour une question de fric. L'essentiel est que je m'en sorte et c'est le cas bien que ce soit de justesse quand même. Je suis déçue : je n'ai jamais demandé un centime à L... et pour une fois que j'ai besoin d'elle elle est furieuse et va même jusqu'à me demander la note de téléphone comme justificatif. Elle me rend visite et je la lui montre évidemment. Elle me dit chercher du travail, n'avoir pas d'argent. Elle ne comprend pas pourquoi à l'école privée où elle a payé très cher son année on n'a pas voulu la reprendre après ses quatre mois d'escapade et qu'elle doive redoubler !!!...

Elle ne répond pas au texto que je lui envoie pour lui souhaiter son anniversaire, 24 ans le 14 juin.

Lorsque je reçois nos billets pour le Wacken, j'envoie à L... le texto suivant :

" Salut L.... Je viens de recevoir nos billets pour le Wacken. Bisous. Muriel "

Sa réponse est pour le moins surprenante :

" Et comment tu savait q cetait les billet ? apparament c etait un courrier pour moi..."

Je réponds sans m'énerver :

" Les billets ont été expédiés à mon nom en recommandé. "

Elle s'imaginait parce que c'était elle qui avait fait le chèque qu'elle allait recevoir les billets. Elle les aurait revendus tous les deux plus cher qu'elle ne les avait payés pour se faire du fric, et peu importe si je n'allais pas au Wacken... Belle ingratitude ! Quant à François de Metallian, ce n'était plus la peine que je lui demande quoi que ce soit après ça...

Quelques jours passent... Servane me presse d'en finir. Un dimanche qu'Etienne, l'acteur principal de ma pièce "La visite de l'Ankou" et un de mes vrais amis avec qui je vais aux ateliers des Compagnons Bâtisseurs, est en train de rénover ma salle de séjour, je reçois ce texto de L... :

" Bonjour Muriel, tu peux mettre un mot sur le forum (elle parle de Metal Fédération, La Guilde du Metal et Imm3moria), par appor à 1 billet, 150e. J ai une amie a moi qui va sur Heavyouest (je précise que c'est le forum où on m'a tant dénigrée et insultée), elle va les mettre aussi. "

Elle sait très bien que je trouve malhonnête de revendre plus cher un billet qu'on ne l'a acheté et que je me bats contre ce genre de procédé. Cette fois, c'en est trop ! Je réponds et à partir de là il va s'instaurer ce dialogue surréaliste par textos interposés :

Moi : Bonjour L.... J'aime les choses claires et nettes. Viens chez moi chercher ton courrier et ton billet à partir de demain et ramène-moi ma clé. Préviens-moi avant pour que je sois là.

Elle : Bien sûr j'irai chercher les billet et votre clefs, n vous inquietez pas, arretez votre paranoia, ce q j fais avec mes affaires n vous concerne pas, si vous pensiez q j etais pas au courant q vous avez appelé a lhotel d les Alpes pour me demander, c est une erreur, vous etes vraiment parano et si j vend l billet c parce q j ai pas d argent pour y aller. J vais fair changer l adress aussi, j sais q j ai d courrier.

Moi : Sois polie quand tu me parles, L..., je n'ai rien à me reprocher. C'est toi qui as exagéré. Tu ferais mieux de te méfier de ton entourage. J'ai reçu un appel anonyme pour l'hôtel et j'ai juste voulu vérifier avant de t'en parler. Je te paierai mon billet. Muriel

Elle : Menteuse... Vous me prenez pour une conne ? La receptionniste c'est une bonne amie a moi on se parle presq tous l jours, elle a jamais appelé personne, et j repond plus.

Moi : Ce n'est pas quelqu'un de l'hôtel. C'est toi qui m'as prise pour une conne. Tu t'es moquée de moi et tu n'as aucun remords. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi mauvaise foi. Et arrête de m'insulter ou tu vas le regretter. Voilà comment je suis payée de ma gentillesse.

Pour la compréhension de cette conversation par portables interposés, j'avais reçu un appel quelques jours avant : une très jeune femme à la voix toute timide et apparemment peu rassurée, une voix que je suis sûre d'avoir entendue même si je n'arrive pas à l'identifier :

" - Muriel ? On ne se connaît pas mais je t'ai déjà vue et je lis ton blog et ton myspace. Je t'aime bien, moi, je ne veux pas qu'on se moque de toi. Ne fais pas confiance à L... : elle rigole bien de toi avec les autres.

- Quels autres ? Qui es-tu ?

- Peu importe. S'ils savaient je me ferais tuer. 

- Tu es métalleuse ?... Goth peut-être ? On s'est vues dans un bar ?

- L... n'est jamais allée en Espagne mais faisait la saison dans un hôtel et... Je dois raccrocher. "

Et en effet elle raccrocha précipitamment comme si quelqu'un ou quelque chose l'avait interrompue...

Quoi qu'il en soit, ce dimanche-là Etienne me trouve songeuse et me demande ce qui ne va pas. Je lui raconte, le coeur bien lourd. Il paraît aussi triste qu'en colère.

" - Je n'aime pas ces gens-là, Muriel, ce sont de vrais crimes contre l'amour, à te dégoûter d'aider d'autres personnes... Ne te laisse pas faire. " 

Quelques jours passent encore. Un midi, L... me téléphone pour me dire qu'elle arrive. Je suis les conseils de ma petite soeur : je ne la fais pas entrer. C'est sur le palier qu'elle me remet mes clés et moi une lettre et son billet. Elle proteste qu'elle attendait deux lettres : je n'en ai reçu qu'une, et qu'il y avait deux billets : je garde le mien et le lui paierai plus tard, je suis plus honnête qu'elle. Elle bat en retraite dans l'escalier en criant que je n'étais pas une vraie amie. L'incompréhension dans son regard me fait mal : c'est toujours ainsi avec les gens cyniques, ils n'admettent pas que quelqu'un qu'ils prenaient pour une poire se révèle plus futé qu'ils ne le croyaient.

Peu de temps après, je revois au Barock Maxime, un garçon sympa rencontré au Troll du temps que j'y allais, qui parle espagnol. Il me demande si j'ai des nouvelles de L.... Sujet douloureux. Il m'explique qu'avant d'habiter chez moi elle a vécu un mois chez lui, qu'ils sont sortis ensemble et qu'ils devaient même prendre un appartement. Seulement il trouvait L... un peu trop envahissante et a rompu avec elle un jour qu'elle lui faisait une scène parce qu'elle pensait qu'il s'entendait un peu trop bien avec des copines à elle qu'elle lui avait présentées. Il ne semble pas surpris par ma mésaventure.

Le dernier message que j'ai reçu de L... est le suivant :

" Bonjour. J passe chercher mes valises que jai laissé dans la cave. "

En fait, il s'agit du grenier où j'entrepose les choses qui ne me servent pas dans l'immédiat. Je me souviens du jour où L... m'a aidée à y transporter un gros bric-à-brac après mon grand nettoyage de printemps. Elle passe en effet reprendre ses affaires et disparaît sans un mot. Je suis en train de faire mon lit dont j'ai mis les draps et les couvertures sur mon balcon pour les aérer. J'aperçois tout en bas L... et ses valises se dirigeant vers une petite voiture marron d'où émerge une jeune femme en robe dos nu qui l'aide à les ranger dans le coffre. Elles prennent bien leur temps avant de s'en aller. 

Je n'ai pas de haine. Je suis ainsi faite que par-delà les mauvais souvenirs lorsque je repense aux bons je suis incapable de faire du mal à quelqu'un que j'ai vraiment aimé. Je considérais réellement L... comme ma fille alors que je n'aime pas les gosses... allez comprendre !... Je repense à nos crises de fou rire quand je l'aidais à faire ses devoirs et à son charmant accent quand elle disait :

" - Mouriel, j'ai faim. On fait de la pourée ? " 

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Tiens, voilà le facteur ! (hier et aujourd'hui...)

Paperasse administrative, ou comment se marrer en écrivant des lettres de réclamation ^^ Part two :D 

Où est le temps où la Poste était un service public ? Lorsque j'étais enfant, nous habitions une petite maison entourée d'un jardin, mes grands-parents maternels, ma petite soeur Servane et moi. En ce temps-là, les ordinateurs étaient de la taille d'une maison, il fallait entrer à l'intérieur pour les faire fonctionner et on ne les trouvait que dans des centres de recherche scientifique. Le téléphone sans fil était encore de la science-fiction, les portables encore plus. Seuls les gens ayant de bons revenus avaient le téléphone à domicile et la plupart se contentaient des cabines téléphoniques et en ce qui nous concerne, uniquement en cas d'urgence, du téléphone de Monsieur Gall, le boucher, personnage haut en couleurs et ami de mon grand-père avec qui il faisait les quatre cents coups. Inutile de dire combien le facteur était attendu par tout le monde avec impatience chaque matin dans notre quartier. Quand il faisait chaud, on lui offrait une bolée de cidre et quand il faisait froid un bon café. Il ne restait chez nous que quelques minutes car comme il le disait "il n'avait pas fini sa tournée et elle n'allait pas se faire toute seule". Evidemment, il nous remettait notre courrier ordinaire en même temps que nos recommandés avant de renfourcher sa bicyclette : "à cheval sur son vélo, à côté quand ça monte trop", disait la chanson :D

Autres temps, autres moeurs... *soupir*.

J'habite maintenant dans le ciel de Rennes, au treizième étage d'une tour de quinze dans le quartier populaire et cosmopolite de Villejean. Bien qu'il y ait deux ascenseurs pour accéder dans les étages, un pour les étages pairs et un pour les étages impairs, certains facteurs refusent d'y monter et appellent les habitants de la tour à l'interphone pour leur demander de venir prendre leurs recommandés. Quand ils se décident cependant à les monter, ils laissent le courrier ordinaire dans les boîtes... La dernière fois qu'un facteur m'a demandé de descendre prendre une lettre recommandée il y a quelques mois, j'ai refusé tout net car j'avais la grippe avec 39,5 de fièvre. C'est qu'il nétait pas content, le môssieur ! Tant pis pour lui : il n'a pas eu le pourboire de 1 Euro que je ne manque jamais de donner pour un recommandé (même non désiré ^^), allant jusqu'à 2 Euros quand il s'agit d'un colis, surtout s'il est imposant.

Tout récemment, il m'est arrivé une mésaventure rapport à la distribution d'un envoi recommandé (celui de deux billets pour le Wacken que j'attendais avec l'impatience qu'on devine), alors j'ai fait parvenir aux services concernés la lettre de réclamation suivante :

Madame, Monsieur,

Vendredi dernier 27 juin 2008 en début d'après-midi, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un avis de passage du facteur m'affirmant qu'il s'était présenté le jour même à mon domicile pour me remettre un envoi recommandé, mais qu'il n'avait pas pu le faire parce que j'étais absente. Je peux vous affirmer que ce matin-là je n'ai pas bougé de chez moi, ne sortant que vers 13h40, et que si quelqu'un avait réellement sonné à ma porte je l'aurais forcément entendu. Ce n'est pas la première fois que ça arrive et beaucoup de gens se plaignent souvent à vos guichets que le facteur prétend être passé alors qu'il ne l'a pas fait, ce qui est parfaitement inadmissible.

Une autre fois, alors que j'étais souffrante, un des facteurs a sonné à mon interphone pour me demander de descendre de mon treizième étage jusqu'au rez-de-chaussée pour prendre le recommandé qu'il avait à me remettre car il n'avait pas envie de monter dans les étages, bien qu'il y ait évidemment des ascenseurs dans ma tour qui compte quinze étages.

Où est le temps où la Poste était un service public ? Tant de gens cherchent du travail et n'en trouvent pas... Ceux qui ont la chance d'en avoir un pourraient au moins le faire correctement.

Le plus agaçant est de penser que ce genre d'incident n'arrive certainement pas dans les beaux quartiers beaucoup mieux desservis où les mémés friquées qui n'ont que ça à faire déclencheraient un vrai scandale à chaque fois : il faut bien qu'elles s'occupent, ces braves dames...

Et ce n'est pas tout : le lendemain de cet incident donc, 28 juin, qui était un samedi, j'ai dû faire l'effort de me présenter le matin à vos guichets pour retirer mon envoi recommandé puisque vos bureaux sont fermés le samedi après-midi... En pure perte puisque ce 28 juin mon courrier n'était pas là comme spécifié sur l'avis de passage, ce qui là encore est tout à fait anormal.

J'ai donc déposé une réclamation aux guichets de la poste de Rennes-Villejean (dont copie jointe), où j'ai enfin pu récupérer mon envoi recommandé le lundi 30 juin, soit trois jours après l'avis de passage : il ne faut vraiment pas être pressé et heureusement que ce courrier ne présentait pas un caractère d'urgence.

Mon but premier n'est cependant pas de créer des problèmes à certaines personnes dans leur travail mais plutôt de les amener à revoir leur attitude afin de mieux le gérer par une meilleure organisation. Je veux bien admettre que certaines conditions de travail ne sont pas toujours des plus faciles mais ce n'est pas aux usagers d'en payer les conséquences. 

Comptant sur vous pour faire le nécessaire dans ce sens,

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

Muriel LEFEBVRE-APPEL 

Je devais écrire cette lettre et les autres... Je pense sincèrement que si chacun d'entre nous à son niveau réagissait au quart de tour chaque fois que quelque chose n'allait pas, notre vie quotidienne s'en trouverait sensiblement améliorée.

 

Edit du dimanche 20 juillet 2008 : Réponse du Centre Courrier de Rennes Colombier :

Rennes, le 10 juillet 2008

Madame,

J'accuse réception de votre réclamation concernant un dysfonctionnement dans la distribution d'un courrier recommandé.

Tout d'abord, je vous présente mes excuses pour cet incident.

Afin de répondre à votre attente, j'ai aussitôt ouvert une enquête.

Le facteur déclare ne pas avoir souvenir de ce pli. Néanmoins un rappel lui a été fait afin qu'il sonne systématiquement chez tous les clients lors de la distribution de courriers recommandés.

En espérant que vous nous conserverez votre confiance, je vous prie de croire, Madame, en l'assurance de ma considération distinguée.

Pour le Directeur du Centre Courrier de Rennes Colombier,

A. BERTHELOT 

Cette réponse me satisfait tout à fait  :) 

Moralité : Au lieu de râler par derrière et de pester contre l'Administration de notre beau pays, bougez-vous un peu, que diable !... ^^ 

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Paperasse administrative, ou comment se marrer en écrivant des lettres de réclamation ^^ Part one :D

Aujourd'hui corvée de paperasse. J'ai trouvé le truc pour que ça ne soit pas trop pénible : imaginer la tête de ceux qui vont lire mes aimables courriers, c'est jouissif ! ^^ lol

Commençons par mon ancien opérateur téléphonique : 

Je ne suis plus chez l'opérateur Alice avec qui je n'ai eu que des problèmes depuis maintenant le 1er avril que je n'utilise plus leurs services, ayant trouvé un opérateur beaucoup plus fiable. Pour ceux qui ont mon ancien numéro de fixe, c'est-à-dire le 02.99.33.87.71, il est inutile de m'y appeler car j'ai changé de numéro et le nouveau est en liste rouge. Je ne le donne qu'au compte-gouttes. Pour ceux qui désirent me joindre absolument, mon numéro de portable n'a pas changé. Ne plus du tout utiliser non plus mon adresse mail chez Alice, c'est-à-dire l.muriel14@aliceadsl.fr, ma seule adresse mail valable maintenant étant personal_hell@hotmail.fr

Depuis le 11 janvier 2007 que j'étais chez Alice, ma connexion Internet n'a jamais marché. J'ai vu mettre une heure avant de réussir à envoyer un mail. Mes nombreux coups de fil à l'assistance technique gratuite n'ont jamais rien donné, et pour cause lorsque l'on sait que pour une personne qui s'y connaît vraiment et ne peut pas grand chose à distance, vous avez au bout du fil au moins une bonne douzaine de cruchottes qui se contentent de lire des fiches selon ce que vous leur racontez en vous donnant du  "Maaadaaame, je vous comprends", dans le style "Je m'aplatis aux pieds de votre grandeur" mais sont totalement incompétentes. J'ai demandé à maintes reprises qu'on m'envoie un VRAI technicien à domicile, ce qui ne m'a jamais été accordé. J'ai reçu un autre modem qui marchait encore moins bien que le premier. En désespoir de cause, j'ai changé d'opérateur, et maintenant tout va bien :D

J'ai donc envoyé le 8 mai au service clients la lettre suivante, recommandée avec accusé de réception :

Madame, Monsieur,

Par la présente, veuillez accuser réception de la résiliation de mon abonnement au service d'accès Internet ADSL, téléphonie et télévision. Je n'utilise d'ailleurs plus aucun de vos services depuis le 1er avril 2008 puisque j'utilise ceux d'un nouvel opérateur qui me donne toute satisfaction. Je vous ai adressé le 6 mai tout votre matériel en ma possession, c'est-à-dire deux boîtes Alice avec leurs accessoires ainsi que le modem permettant d'utiliser la télévision.

Je vous prie de prendre acte de la résiliation de mon abonnement pour cause d'indisponibilité de ma connexion Internet qui persiste depuis l'installation de vos services le 11 janvier 2007. Mes appels à votre assistance téléphonique ne m'ont JAMAIS permis de résoudre le problème, ni l'envoi par vos services d'un autre modem.

L'obligation de résultat de votre société n'est pas respectée. J'invoque par conséquent l'inexécution de votre obligation contractuelle pour résilier mon abonnement, conformément à l'article 5.2.1 - Manquement de Alice de vos conditions générales d'utilisation, et pour demander le remboursement des sommes injustement perçues par vos services.

Comme prévu par l'article 2004 du Code Civil, je vous informe également de la révocation de l'autorisation de prélèvement automatique.

Je vous prie de bien vouloir supprimer de vos fichiers toute information relative à mes coordonnées postales et bancaires. Je m'oppose en particulier à toute utilisation ou mise à disposition à des organismes extérieurs, de mes coordonnées personnelles à des fins commerciales (Loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978).

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

Muriel LEFEBVRE-APPEL

P.J. - Copie de la preuve de dépôt de votre matériel en retour à la poste de Rennes-Villejean.

Les termes de ma lettre me paraissent assez clairs. Hé ben non, pas pour tout le monde ! Tous les courriers que je reçois d'Alice en ignorent royalement les termes et les exigences et comptent un délai de résiliation de deux mois à compter de sa réception. La moutarde commençant sérieusement à me monter au nez devant tant de mauvaise foi, je viens de leur écrire cette seconde lettre recommandée A.R. ci-dessous, que je mettrai demain à la poste :

Madame, Monsieur,

Suite à vos courriers des 15 mai, 30 mai et 24 juin 2006, puisqu'en plus d'être malhonnêtes et de se moquer des clients vos services semblent ne rien vouloir comprendre, je vous réexpédie par la présente une copie de ma lettre recommandée AR du 8 mai 2008 en espérant qu'entre-temps vous aurez appris à lire.

Pour résumer la situation :

- Je vous ai expédié par le même envoi votre décodeur dont vous m'accusez réception ET vos deux modems qui marchaient aussi mal l'un que l'autre et pour lesquels vous "omettez" de m'accuser réception.

- J'ai usé de mon droit de résiliation pour cause d'indisponibilité de vos services dont l'obligation de résultat n'a jamais été respectée, étant bien entendu que dans ce cas la résiliation est immédiate et non pas de deux mois à compter de la réception de la lettre de résiliation comme il est d'usage habituellement.

Vous aviez à peine reçu ma lettre de résiliation qu'un de vos agents m'appelait pour me proposer de m'envoyer gratuitement un technicien (ce que je réclamais en pure perte depuis plus d'un an) et le remboursement de toutes les sommes indûment perçues par vos services. De plus, ce monsieur insistait lourdement pour connaître mon nouvel opérateur, ce qui ne vous regarde en rien. J'ai décliné toutes ces propositions trop tardives. Je suis très bien chez mon nouvel opérateur et j'ai vraiment autre chose à faire que d'en changer comme de chemise, surtout pour retourner chez vous en qui je n'ai plus aucune confiance.

Tout à coup, vos services me faisaient "bénéficier" d'un répondeur téléphonique que je n'avais pas avant, qui induisait mes correspondants en erreur puisqu'il les invitait à laisser des messages que je ne pouvais pas relever, n'ayant pas le code pour ce faire et ayant par ailleurs changé de numéro. Une de vos charmantes cruchottes au bout du fil m'a d'ailleurs donné afin que je puisse au moins récupérer mes messages un numéro de code qui n'a pas marché !... On peut dire que vous m'aurez vraiment empoisonné la vie jusqu'au bout.

Vous voulez mettre mon dossier au service recouvrements ? Mais faites donc, qu'on rigole un peu !... Comment pouvez-vous avoir le culot de me réclamer un centime après tous les ennuis que j'ai eus à cause de votre incompétence ?

Je souhaite donc recevoir une lettre de clôture de compte en date du 1er avril et ce n'est pas un poisson, puisque je n'utilise plus du tout vos services depuis cette date, dont vous voudrez bien soustraire le coût de mon décodeur TV Alice et de mes deux modems défectueux.

A ce point de ma lettre l'usage serait de mettre une formule de politesse, mais vraiment c'est au-dessus de mes forces...

Muriel LEFEBVRE-APPEL

MUHAHAHAHAHAHA ! Non, ça, ça ne fait pas partie de la lettre ^^, c'est juste que je ris en pensant que si ces braves gens veulent continuer leur cirque ils vont trouver à qui parler ^^ lol 

Alors, vos impressions, les gens ?  ;-)

Edit du dimanche 20 juillet 2008 :

Hé ça sert de râler quelquefois... ^^ Ci-dessous copie de la lettre reçue hier de l'opérateur Alice en réponse :

Chère Muriel LEFEBVRE-APPEL,

Vous nous avez dernièrement formulé une demande qui a retenu toute notre attention.

Nous vous confirmons que celle-ci est en cours de traitement et que nous mettons tout en oeuvre pour y répondre dans un délai maximum de 20 jours.

Sincères salutations.

Stéphanie Joëlle

Directrice des abonnements

Affaire à suivre donc... 

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Petits afters entre amis, avec Camille dans le rôle principal :D

Pour ceux qui débarqueraient sur ce blog et ne seraient donc au courant de rien, je préciserai qu'en tant que fan de musique metal au point que c'en est devenu une drogue, je soutiens particulièrement la scène metal locale et ne manque pas un concert de mes amis métalleux brestois, à moins de ne pouvoir faire autrement, d'autant plus que Flo, qui a créé le myspace du Metal Breizh Fest, ne manque jamais de m'inviter aux afters d'après spectacles :)

Depuis le Metal Breizh Fest, j'ai donc assisté à quatre concerts de metal dans la région brestoise, dont je garde à chaque fois un souvenir inoubliable ; quant aux afters, rien que les évoquer me fait sourire :D

 Je connais de plus en plus de Brestois car ce sont toujours les mêmes que l'on voit aux concerts. J'ai emmené certains d'entre eux au Wacken et mes ex warriors sont devenus mes potes. Nous ne faisons pas qu'évoquer nos souvenirs ; la vie continue et nous nous en créons de nouveaux. 

Le samedi 16 février 2008, salle François Mitterrand à Plouzané, j'ai donc assisté au concert des groupes TenvaL (brutal breizh metal) de Brest et Plouzané, Ahura (brutal death metal) des Sables d'Olonne (Vendée) et TAER (death metal) de Plouzané, dans une ambiance de folie avec des gens qui headbanguaient comme des fous, puis after mémorable chez Flo où nous étions quatorze à dormir. Flo avait les yeux dans le vague et du mal à articuler lorsque nous nous sommes tous couchés vers 4h du matin. Le plus amusant est qu'il essayait de tenir une conversation on ne peut plus sérieuse tout en bafouillant : comme on était tous bien fatigués, le temps qu'il finisse ses phrases, on ne se souvenait plus comment il les avaient commencées ^^ lol. Le lendemain, il avait mal au crâne et la gueule de bois, ce qui ne l'a pas empêché de nous préparer un très bon déjeuner avant de me ramener à la gare en fin d'après-midi :D

Le samedi 1er mars, j'étais malheureusement absente à la MJC de l'Harteloire à Brest pour le concert de Stronghold (brutal deathcore) du Havre, TenvaL et Fenguerous (chainsaw metal) de Fougères, car mon chat Whisky a dû être opéré en urgence : il va bien maintenant :D J'ai pu depuis découvrir Fenguerous en live et espère que ce sera très bientôt le cas pour Stronghold ;-) D'après ce qu'ils m'ont tous raconté par la suite, l'after d'après concert était assez folklorique puisqu'il avait lieu dans un hôtel formule 1 où les occupants, particulièrement les plus proches voisines, des rugbywomen qui avaient un entraînement tôt le lendemain, n'appréciaient pas trop leur joyeux chahut... ^^

Le samedi 12 avril, salle municipale de Plouarzel, j'ai pu découvrir mon ami Eric, batteur de Kerifern (metal gaulois) de Nantes, dans son autre groupe Tryskhell (bigoudeath metal) d'Angers. Ils jouaient ce soir-là avec Fenguerous et Purée (grindcore) de Brest. Très bon concert suivi d'un after dont je me souviendrai puisque nous l'avons passé tous ensemble, les Tryskhell, les Fenguerous et moi, dans un hôtel de formule 1 sans rugbywomen cette fois-ci, mais bourré de familles en vacances qui se croyaient dans un trois étoiles. Je crois bien que tout l'hôtel a défilé en pyjama ou en nuisette devant la porte de la chambre des Fenguerous où nous nous étions réunis, en se plaignant du bruit. En désespoir de cause, le responsable a coupé l'électricité dans la chambre histoire de nous calmer et comme il y faisait noir comme dans un four nous avons eu quelques difficultés à en sortir pour regagner tous nos propres chambres. Le lendemain, alors que nous prenions dehors un petit déjeuner improvisé, nous avons eu droit à une super soupe à la grimace de tous les gens qui quittaient l'hôtel en guise de soupe à l'oignon ^^ lol. Puis nous sommes allés déjeuner dans un Mac Do avant de nous séparer, où une fois de plus Eric a dévoré : il faut bien qu'il nourrisse son corps d'athlète d'1,86m mais c'est toujours impressionnant... ^^ Pour une fois, je n'avais pas oublié mon appareil photo, j'en ai pris et j'attends depuis des semaines de pouvoir récupérer mes documents et certaines fonctions de mon PC qui débloque un peu. Je viens d'envoyer mon disque dur à Lyon à mes amis Gaëlle et Benjamin afin qu'ils fassent le nécessaire. Dès qu'ils me le renvoient, j'illustre cet article par les photos en question :)

Le samedi 10 mai, salle François Mitterrand à Plouzané, j'ai assisté enthousiasmée au concert des groupes TAER, TenvaL, BORGIA (black/death metal) de Paris, Motocultor (disco metal ^^) de Vannes et Under the Abyss (heavy/thrash metal) de Brest. Hé oui, j'aime toutes les formes de metal et ne m'intéresse pas du tout aux querelles de styles : je n'ai pas assez de connaissances pour cela et surtout je n'en vois aucunement l'intérêt... Ces groupes si différents les uns des autres ont fait l'unanimité dans le public. Quant à l'after, Aurélien, chanteur du groupe BORGIA, l'a qualifié lui-même d'apocalyptique, et pour cause !... Une fois de plus, nous étions tous réunis chez Flo. A part moi (est-il besoin de le préciser ? ^^) et la douce Laura, copine de Flo, tout le monde avait déjà plus ou moins picolé pendant le concert. Cependant, lorsque Camille, fan inconditionnelle et choriste du groupe Motocultor, a commencé à rassembler les bouteilles pleines sur la table autour de laquelle nous étions assis dans la cuisine, les Borgia, Gérald (chanteur du groupe TAER), elle et moi, et qu'elle s'est mise à remplir des verres à vin à ras bord de Martini en s'exclamant d'un ton enjoué : " - Allez les mecs, cul sec ! ", j'avoue m'être trouvée tellement perplexe au début que je devais écarquiller de grands yeux et entrouvrir la bouche de surprise, ce qui je suppose ne rend personne particulièrement sexy ^^. Je lui demandai donc, hésitante :

" - Euh... Camille, toi aussi, cul sec ???

- Ben évidemment ! Puisque c'est moi qui propose, je donne l'exemple, normal ! "

Joignant le geste à la parole, la voilà en effet qui siffle d'un trait son verre, bientôt imitée par tous ces messieurs. Elle remplit à nouveau les verres.

" - On fait un concours : celui qui boit le plus de verres cul sec sans s'écrouler. Je sens que je vais gagner ! "

Gérald se marre :

" - N'importe quoi ! C'est qui les mecs, ici ? "

C'est à mon tour de rigoler :

" - Gérald, sans vouloir te contrarier, aucun d'entre vous n'est très frais à part toi et ça va se jouer entre Camille et toi. "

Camille insiste :

" - Hein Muriel que je vais gagner ? On se soutient entre filles !

- Et comment ! "

Ces messieurs se sentiraient-ils piqués dans leur orgueil de mââââââles ? Toujours est-il que tous ces braves gens vont écluser à six et à une vitesse affolante puisque cul sec dans des verres à vin et qu'un verre n'attend pas l'autre, d'abord une bouteille de Martini, puis une bouteille de rhum, puis une bouteille de whisky et enfin une autre bouteille de rhum. Ils sont tous complètement bourrés sauf Camille qui semble juste un peu éméchée et Gérald en pleine forme, tandis que ces messieurs du groupe BORGIA titubent un peu mais veulent aller faire un jogging pour prouver qu'ils ont la pêche. Ils sortent en effet tous de la maison. Il est plus de 5h du matin et j'ai sommeil mais j'attends qu'ils rentrent pour pouvoir aller me coucher, car j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose dans l'état où ils sont. Heureusement non, ils finissent par rentrer dans le même état euphorique, sauf Camille et Gérald toujours impassible. Ces deux-là s'aperçoivent que deux verres encore pleins sont restés sur la table. Ils les vident en choeur avant d'aller dormir.

Ce soir Flo ne bafouille pas ^^ car il est l'hôte de gens turbulents dans la grande maison de ses parents, absents évidemment, et il doit garder les idées claires. Toutes les chambres sont occupées par plusieurs personnes. Comme chaque fois que je suis invitée, je partage celle de Flo et Laura qui dorment dans un grand lit tandis que je suis confortablement installée sur un matelas, bien enveloppée dans une couette toute douce. Je partirais bien dans les bras de Morphée (non, ce n'est pas mon copain, juste le dieu du sommeil dans l'Antiquité grecque ^^), ce qui n'est pas facile car si tout le monde est couché, ça ne veut pas dire pour autant que tout le monde dort et pendant un bon moment encore la maison va retentir de rires, de cris (pour ne pas dire de beuglements ^^) et des bruits les plus divers. Plus d'une fois, Flo sortira en caleçon de la chambre pour hurler dans le couloir un tonitruant " - Vos gueules, là-dedans ! " afin de calmer les plus excités... ^^ 

Je commence à somnoler quand quelqu'un s'exclame :

" - Ah merde ! J'ai dégueulé.

- On a presque tous dégueulé.

- Mouais, mais pas sur la moquette.

- HEIN ?! "

Flo sort de la chambre une fois de plus :

" - Vous allez me nettoyer ça en vitesse parce que si les parents voient ça en rentrant, ils vont gueuler. 

- Ouais, t'inquiète, on nettoie. "

En effet, les auteurs du délit vont y mettre de l'huile de coude jusqu'à la totale disparition du délit en question ^^ 

Allons-nous enfin pouvoir dormir ? Comme je suis pour sombrer dans le sommeil, retentit un gros BOUM qui semble venir des escaliers. Je demande d'une petite voix inquiète :

" - Quelqu'un s'est fait mal ? "

Une voix masculine alcoolisée me répond :

" Nan, nan, rendormez-vous tous, ce n'est que moi : chu bourré et j'me suis cassé la gueule dans l'escalier en remontant des chiottes. "

Voix de Camille :

" - Mais pourquoi t'étais au rez-de-chaussée ? On a des chiottes là-haut.

- Ouais je sais, mais je les trouvais plus. "

Il est 6h et demie du matin quand le calme revient enfin. Je sombre dans un sommeil comateux dont je suis tirée quatre heures plus tard par les bruits de la maison qui s'éveille déjà :D 

Je descends au rez-de-chaussée prendre le p'tit dej avec les autres : j'ai faim, je me sens bien, j'aime la compagnie de mes anges métalleux, des anges qui semblent avoir une légère gueule de bois ce matin. J'ai avec moi un tube d'aspirine effervescente dont certains seront bien aise de profiter, y compris Camille d'ailleurs qui avoue avoir un peu mal à la tête. Seul Gérald est frais comme un gardon ^^

Je suis impatiente de savoir qui a gagné le concours. Il aurait pu se terminer par un ex aequo entre Camille et Gérald mais tous ces messieurs affirment que Camille a vomi et que donc le grand gagnant est... (roulements de tambour ^^) ... Gérald/Azragoth du groupe TAER. Camille a fièrement défendu la gent féminine. A part mon amie Johanna, Polonaise installée dans le sud de la France (sa photo se trouve dans mon article sur le Wacken 2006), dont la blondeur et l'allure sont un peu semblables à celles de Camille qui d'ailleurs vient du sud, je n'ai jamais vu une pareille descente chez une fille, ce qui m'a bien épatée. 

Quelque chose me dit que si Gérald et Camille se retrouvent à un autre after, ils voudront remettre ça pour jouer la revanche ^^ 

Le samedi 7 juin à la MJC de l'Harteloire à Brest, j'ai assisté au concert de TAER, Vindland (black metal) de Paimpol, TenvaL et Ahura. Les quatre groupes ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans une petite salle bien sympa à l'ambiance intimiste avec un public sensiblement plus nombreux que d'habitude. Jim d'Anaon Koll est là avec Héloïse, ainsi que Daminou, Mick, Kelly, Vincent et tous nos fidèles mais aussi des têtes inconnues. J'aimerais y voir un signe que les gens vont se déplacer de plus en plus pour soutenir leur scène locale : qui vivra verra...

J'ai la surprise d'y voir Myrine et Gaël, des amis rencontrés par l'intermédiaire du forum Zone Amazone, l'un de ceux où j'interviens de temps en temps. Plusieurs personnes fêtent leur anniversaire ce soir-là et l'after a lieu chez Soizic, une amie de Myrine, chez laquelle nous nous retrouvons à une vingtaine. Evidemment, à part Héloïse et moi, tout le monde est plus ou moins bourré ^^ Gaël reste dormir chez Soizic ainsi que les Ahura de Vendée. Soizic m'a réservé le meilleur lit. Avant d'aller dormir vers 5h du matin, j'écoute le délire des Ahura à propos du pantalon de Gaël dont la fermeture éclair peut s'ouvrir du nombril à l'anus. Ces messieurs échangent leurs pantalons et s'amusent à les mettre derrière/devant pour avoir comme ils disent "la braguette au cul". Je suis explosée de rire, surtout en voyant leurs têtes quand je leur dis qu'ils sont musclés comme des flans aux pruneaux et qu'ils protestent que pourtant, ils font du sport ^^ lol. 

Je me demande si pour animer un after les Ahura de Vendée ne sont pas pires que les Fenguerous. Ce serait marrant de les faire se rencontrer. J'imagine un gigantesque after l'été en pleine nature style banquet d'Astérix avec tous les groupes cités dans cet article au grand complet :  le rêve !... :D

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Non, la cruauté n'est pas de l'art !...

En 2007, Guillermo Vargas Habacuc, supposément un artiste, a pris un chien abandonné dans la rue, l'attacha avec une très courte corde au mur d'une galerie d'art et l'a laissé mourir lentement de faim et de soif.

Pendant plusieurs jours, autant l'auteur de cette cruauté tout comme les visiteurs de la galerie d'art ont observé impassibles l'agonie du pauvre animal jusqu'à sa mort d'inanition après avoir passé par un calvaire douloureux, absurde et incompréhensible.

Ce n'est pas tout : la prestigieuse Biennale Centro-Américaine d'Art a décidé, de façon incompréhensible, que la sauvagerie que venait de commettre cet individu était de l'art et en conséquence, Guillermo Vargas Habacuc a été invité a répéter sa cruauté dans la version 2008 de l'événement. EMPÊCHONS-LE !

Signez cette pétition à cette adresse :

http://www.petitiononline.com/13031953/petition.html

Il ne faut pas payer ni s'enregistrer et ça vaut la peine afin que cet homme ne soit pas félicité ni appelé artiste devant un acte cruel, insensible et sadique.

C'est facile et ça ne prend que 10 secondes.

S.V.P. Envoyez ce courriel a tous vos contacts pour essayer d'éviter qu'un autre animal innocent souffre de la cruauté de cet "être humain".

P.S.: Si vous googlez le nom de l'artiste, vous verrez d'autres photos de ce pauvre animal et pourrez consulter des sites web sur le sujet.


Pétition signée évidemment en ce qui me concerne. Ce monde me démoralise... Le type en question se prétend un artiste !... En plus il a un nom complètement crétin : Habacuc... Je ne sais pas s'il a un "bacuc" mais c'est avec plaisir que je lui ficherais un bon coup de pied dedans avec mon 36 fillette, à moins que je ne préfère charger un fusil avec du gros sel pour me servir de son auguste postérieur comme cible et bien me marrer en le regardant détaler !... :grr:

Le plus aberrant est l'indifférence générale dans laquelle cette horreur a eu lieu, quant à la soi-disant Biennale Centro-Américaine d'Art, elle mériterait d'être dissoute et les connards qui y siègent de faire de la tôle pour incitation à la violence gratuite contre être vivant vulnérable et sans défense. Ceux qui sont dans le coin pourraient se réunir pour leur lancer des tomates et des oeufs pourris dans leur sale gueule ! :vlan2:

OK, cette argumentation n'a rien de constructif, mais qu'est-ce que ça fait du bien !...

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Recherche à nouveau actrice :)

 

La visite de l'Ankou, été 2005 :) 

De gauche à droite :

- Aurélie dans le rôle d'Argantaël,

- Muriel dans le rôle de Gwendolyna, la dame Ankou,

- Antoine, métalleux que Sothis aime bien ^^, dans le rôle de Morgan,

- Lisa dans le rôle de Marionnik pour lequel je cherche actuellement une actrice. 

 

EXTRÊMEMENT URGENT
RECHERCHE SUR RENNES OU LES ENVIRONS, POUR CREATION PIÈCE DE THÉATRE - (PROJET A LONG TERME) :

- UNE JEUNE FEMME ENTRE 18 ET 30 ANS, DYNAMIQUE, PÉTILLANTE, TRÈS FÉMININE, AIMANT LA LITTÉRATURE FANTASTIQUE ET LA CULTURE CELTIQUE MÉDIÉVALE,
POUR UN DES PRINCIPAUX RÔLES FÉMININS.

La jeune femme qui devait jouer ce rôle à l'origine étant dans l'obligation de changer de ville bientôt, et Lyon ça fait un peu loin de Rennes pour les répétitions. Gaëlle, nous regretterons ton sérieux et ta gentillesse.

L'HISTOIRE, A THÈME FANTASTIQUE, RACONTE LA LÉGENDE DE L'ANKOU (LA MORT CHEZ LES BRETONS ARMORICAINS), AVEC ROMANTISME ET HUMOUR. L'ACTION SE DÉROULE DE NOS JOURS, MAIS LA FÉERIE ET LA MAGIE N'EN DEMEURENT PAS MOINS, COMME DANS TOUTE LÉGENDE URBAINE, LE COTÉ MYSTÉRIEUX ET INQUIÉTANT AUSSI.

SI VOUS ÊTES INTERESSÉE, CONTACTER MURIEL (c'est-à-dire moi-même ^^) :
Portable : 06.66.64.53.28,
e-mail : personal_hell@hotmail.fr

SI PAS SÉRIEUX S'ABSTENIR.



N'hésitez pas à me contacter même si vous êtes débutante, mon premier critère de sélection étant AVANT TOUT la motivation. Tout s'apprend quand on est passionné, et notre troupe forme une équipe solidaire et très sympa, pas vrai dumielle ? (dumielle, qui est dans mon top amis sur myspace et dont je vous recommande le blog, est une des comédiennes de ma troupe, de même qu'Etienne, le jeune homme dont elle présente les toiles sur son blog). :)

Par contre il y a des choses pour lesquelles je serai intransigeante :

- Être capable d'apprendre un texte par coeur, sinon il ne faut pas espérer être comédien ou comédienne de théâtre.
Afin d'éviter les mauvaises surprises, je demanderai aux intéressées de me réciter un texte de leur choix d'au moins 20 lignes avant de décider de les inclure ou non dans la pièce.

- Avoir une très bonne diction : ce qui est très vivable dans la vie courante (bégaiement, bafouillis, mauvaise articulation, voix inaudible) ne l'est pas sur scène.

- Être présente à TOUTES les répétitions, sauf cas de force majeure comme maladie, travail ou examen le lendemain, faute de quoi une autre date sera trouvée afin que tout le monde puisse être présent, car on ne peut pas répéter quand il manque un acteur.

- Me prévenir le plus tôt possible en cas d'empêchement ou de retard (nul n'est à l'abri et ça peut arriver, mais ça ne dispense pas d'être poli).

- Prendre le rôle non pas comme un amusement ou un loisir mais comme un véritable engagement, par respect pour soi-même, ses partenaires et le public.

- Nous avons tous nos problèmes mais une fois la répétition commencée nous les laissons au vestiaire, ce qui ne veut pas dire qu'on n'a pas le droit d'en discuter après. Simplement ne pas confondre une répétition avec une thérapie de groupe comme c'est tellement tendance en ce moment, ce que je trouve personnellement lamentable.

Les acteurs professionnels ne trouvent plus d'engagement sérieux à cause des milliers de troupes d'amateurs qui leur cassent le boulot, dont les membres ont souvent un autre métier bien rémunéré et qui peuvent se permettre de jouer gratuitement. Je ne suis pas contre le théâtre amateur, au contraire, à conditon que cela n'empêche pas ceux qui veulent en vivre de pouvoir le faire.


Maintenant allez-y : submergez-moi de mails ou de coups de fil intéressants :D

 

Apparition de Muriel sur scène en dame Ankou : je vous fais quand même un peu peur, dites ? ^^ 

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Interlude : votre nom elfique et votre nom hobbit :)

Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui m'ont gentiment écrit au sujet de ma filleule. Je crois qu'elle va avoir plein de comms à valider sur son site quand elle va y aller ^^ (comme vous vous en doutez elle a un tas de choses à régler et ne s'y rend pas tous les jours...).

Après toutes ces péripéties, j'ai pensé faire une pause avec le petit test amusant et sympa à l'adresse ci-dessous :

http://www.chriswetherell.com/hobbit/ 

Mon nom hobbit à moi est :

Esmerelda Brandybuck of Buckland

et mon nom elfique :

Inwë of Dorthonion 

A vous maintenant mes blogamis, et si vous voulez me laisser un comm pour me dire comment vous vous appelez en hobbit et en elfique j'en serai ravie :D

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